Découverte de Montevideo
Découverte de Montevideo

Découverte de Montevideo

Après une bonne nuit de récupération, nous partons visiter Montevideo.

Pour une capitale, Montevideo est une ville plutôt calme. La ville est construite sur le modèle américain, comme beaucoup de villes espagnoles : les pâtés de maison (cadra) sont délimités par des rues qui se croisent à la perpendiculaires. Vue du ciel, Montevideo est une séries de carrés et de rectangles délimités par des rues qui se croisent en angle droit. Il y a quelques artères principales, parallèles les unes aux autres, souvent en sens unique, entrecoupées perpendiculairement de rues plus petites. Il y a de la circulation mais loin de ce que l’on connaît en France. Même le boulevard principal, le long de la rambla, est plutôt fluide.

Le code de la route semble un peu aléatoire, pas toujours facile de savoir qui a la priorité…parfois on a l’impression que c’est à celui qui va le plus vite. En tant que piéton, il n’est pas toujours évident de traverser une rue…on ne sait pas vraiment si on a la priorité ou pas…cela dépend du conducteur mais globalement les gens nous font souvent signe de passer. Traverser le boulevard de la Rambla est en revanche assez difficile…les voitures roulent vite et ne s’arrêtent pas. Il faut parfois attendre plusieurs minutes qu’un feu tricolore crée une brêche dans le trafic pour pouvoir traverser.

Nous découvrons ainsi les rues de la « ciudad vieja » (vieille ville) et ses jolies places (plaza Independancia, Plaza Zabala, Plaza de la Constitucion). Dans la rue Sarandi, des artisans, artistes s’installent pour étaler leurs créations. Cette rue doit être très animée en été mais à cette saison, les exposants sont assez espacés. Nous débouchons sur l’avenue du 18 juillet (jour de l’Indépendance de l’Uruguay) qui est surnommée de manière (un peu) exagérée « les Champs Elysées de Montevideo ». C’est la plus grande artère de la ville ancienne, elle est bordée de commerces en tout genres et est très bruyante. Nous la quittons pour nous diriger vers le Mirador panoramico de la Intendencia de Montevideo. Il est possible de monter gratuitement au 22ème étage de cet immeuble sur une grande terrasse qui offre une vue panoramique de la capitale. D’ici on peut observer la ville qui s’étire à perte de vue le long de l’Océan. En effet, la vieille ville a été construire sur une petite péninsule et n’a cessé de s’étaler vers l’est en longeant le littoral. La métropole s’étire sur près de 20km. Aujourd’hui, les classes moyennes supérieures et les classes aisées ont déserté la vieille ville pour s’installer dans les quartiers de Los Pacitos et même à une quinzaine de kilomètres, proche de l’aéroport international.

En sortant du Mirador, nous traversons Barrio Sur, le quartier Afro-uruguayen qui s’étend sur quelques pâtés de maisons entre l’avenue du 18 juillet et l’Océan. C’est un des quartiers les plus populaires de la ville où se mêlent culture africaine et sudaméricaine. Ce quartier est un véritable coup de cœur pour ma part. Ses graphs sur les murs, ses maisons typiques et colorées, pour la plupart délabrées, donnent une ambiance toute particulière à ses rues. Ici résonne l’histoire de Montevideo, on ressent quelque chose de puissant mais indescriptible…Ces rues racontent une histoire…à chacun de se l’imaginer. C’est aussi ici que réside le berceau du Candombe, cette danse populaire pratiquée lors du Carnaval principalement. Nous croisons un homme devant un bâtiment très coloré. Il nous explique que c’est une association culturelle et qu’ils reçoivent actuellement la délégation congolaise. Le son des tambours résonne dans les rues alentours. L’homme nous explique qu’un enregistrement a lieu en ce moment-même et que nous ne pouvons pas entrer pour le moment. Il nous laisse tout de même photographier les tambours typiques de cette musique traditionnelle.

Nous continuons notre balade et arrivons sur la rambla qui longe l’Océan atlantique. Nous marchons en direction de Punta Carreta. Nous croisons beaucoup d’habitants qui se promènent, courent, font du vélo, pêchent et boivent leur maté en discutant, assis sur les murets qui bordent l’océan. Les Uruguayens semblent apprécier d’être dehors, quelque soit le temps. Il ne fait pas très chaud, 14°C tout au plus mais les gens ne semblent pas être sensibles au froid.

Nous marchons 5km jusqu’à Punta Carreta puis rentrons en bus. Le réseau de bus est très dense, il est très facile de se déplacer ainsi dans Montevideo. On peut payer directement au chauffeur notre trajet (45 à 61 pesos selon la durée du trajet).

La nuit tombe tôt et nous surprend, nous rentrons tout juste à temps avant qu’il ne fasse trop sombre.

Nous nous couchons tôt (trop tôt), encore impactés par le décalage horaire !

Le lendemain, nous prenons le bus pour nous rendre aux ferias de Tristan Narvaja. C’est une grande braderie qui s’étale sur plusieurs rues dans le centre ville…des kilomètres d’exposants en tout genre : marchands de fruits et légumes, de fromage, quincaillerie, jouets, souvenirs, antiquités mais aussi des habitants qui exposent des objets dont ils veulent se débarrasser. En Uruguay, les marchés et les ferias sont le meilleurs endroit pour faire des courses à prix abordable. En effet, les prix dans les supermarchés sont vraiment très élevés, 20 à 30% plus chers qu’en France. C’est pourquoi les ferias sont bondées, on avance lentement à travers la foule de badauds. Au bout d’une bonne heure, la foule nous oppresse, nous choisissons de quitter les ferias pour aller manger dans un restaurant conseillé par Claudia, la propriétaire de notre Air BnB.

Nous nous rendons au restaurant Ricoleta, une institution à Montevideo. En effet, le service y est très agréable et les spécialités uruguyennes sont toutes à la carte. Nous choisissons de goûter un plat « para dos » de viande grillée et les enfants prennent un « chivito ». La viande est très bonne…si on met de côté les abats ! La prochaine fois on ne se fera pas avoir et on se contentera de saucisses et de bœuf grillé ! Les rognons et les intestins ne sont vraiment pas notre tasse de thé !!!

Nous terminons l’après-midi en prenant un bus pour visiter la plage de Los Pocitos, la plus belle plage urbaine de Montevideo et son quartier bien plus huppé où l’on peut apercevoir le « World Trade Center » et des centres commerciaux à l’Occidentale. Rien ici ne ressemble aux quartiers populaires, la culture occidentale s’est immissée partout, dans les magasins, les tenues vestimentaires et les habitudes des habitants si bien qu’ici, on pourrait se croire dans n’importe quelle ville française…s’il n’y avait pas la douceur de vivre et la tasse de maté dans toutes les mains !

Nous rentrons de nouveau en bus, nous commençons à nous familiariser avec ce transport, grâce à l’application de la société de bus STM qui est très bien faite !

Le troisième jour, nous sommes le 11 août, date de récupération du camion au port. Rachida de Wave logitics, notre transporteur, nous envoie un email le matin même pour nous dire que le numéro de stock, nécessaire pour retirer le camion, n’est pas arrivé. S’il n’arrive pas avant 10h, nous devrons attendre le lendemain. A 10h30, elle nous dit que le numéro n’est toujours pas arrivé. Nous nous mettons donc en tête de ne récupérer le camion que le lendemain. Mais à 11h, un préavis de grève tombe. Le port ne fonctionnera pas le lendemain de 9h à 13h…si la grève n’est pas reconduite ! Nous commençons alors à nous dire que cela pourra prendre plus de temps que prévu. Peu importe, notre air BnB est disponible, nous pouvons rester et continuer notre visite de Montevideo, même si nous aurions préféré récupérer Inkaiko maintenant.

Nous partons visiter « El mercado del puerto », non loin de notre appartement. Ce sont les anciennes halles qui abritaient le marché de la vieille ville. Aujourd’hui ce n’est ni plus ni moins qu’un ensemble de boutiques de souvenirs entre lesquelles se sont installés des restaurant de cuisine typique du pays. Le quartier est agréable cependant, nous y faisons une balade puis nous installons en terrasse d’un restaurant, pour profiter du soleil et déguster un « chivito ». Nous commandons notre repas et voilà que mon téléphone sonne (je n’en n’ai plus l’habitude…je mets du temps à réagir). C’est Rachida de Wave qui nous dit que le camion peut être disponible cet après-midi mais il faut venir maintenant à leurs bureaux. Ni une, ni deux, Sylvain part la rejoindre. J’explique la situation au serveur et je mange mon repas ave les enfants et demande la part de Sylvain « para llegar » (à emporter)…ce qui est commun en Uruguay.

Les enfants et moi rentrons à l’appartement pour boucler les valises et attendre Sylvain. L’attente semble interminable…et pourtant Sylvain n’a mis que 2h30 en tout et pour tout, ce qui n’est pas le cas de tout le monde ! Il trouve une place dans la rue au pied de l’appartement. Nous descendons nos valises et embarquons à bord d’Inkaiko pour commencer notre aventure…direction Paraiso Suizo à 1h30 d’ici pour tout installer, trouver du gaz, faire le plein d’eau, et prendre quelques informations de base nécessaires pour continuer notre voyage. découverte de la ville…