Après trois semaines en Uruguay, je souhaitais faire un petit récapitulatif de ce qui nous a le plus marqué:
- La gentillesse et la générosité des locaux: Les Uruguayens sont très souriants, patients et toujours prêts à vous aider. A chaque fois qu’on a rencontré quelqu’un, il nous a donné son numéro de téléphone avec la consigne de l’appeler au moindre souci pour qu’il nous aide.
- La sécurité: Partout en Uruguay nous nous sommes sentis en sécurité. C’est le pays le plus sûr de l’Amérique du Sud, idéal pour démarrer un voyage au long court et prendre nos marques.
- Les prix: L’Uruguay est réputé pour être le pays le plus cher du continent sudaméricain. Ce n’est pas une légende! L’une des premières choses que nous demandent les locaux quand on discute avec eux, c’est si leur pays nous paraît cher! En effet, la nourriture est très chère, sauf la viande et le riz. Les Uruguayens usent de stratagèmes pour acheter à des prix raisonnables: ils font des allers-retours au Brésil et achètent en gros puis revendent en petites quantités ou font leurs emplettes dans les marchés et férias de rues où les prix sont beaucoup plus abordables qu’en supermarché. Ils mangent évidemment beaucoup de viande car elle est de bonne qualité et peu chère. La raison de ces tarifs élevé: les taxes. La TVA est de 22% à laquelle s’ajoute la taxe sur les produits importés. L’Uruguay, ayant peu d’échanges commerciaux avec l’étranger, ne pèse pas lourd dans la balance des négociations et subit 30 à 50% de taxe pour les importations. Par exemple, pour l’achat d’une voiture, les taxes représentent la moitié du prix du véhicule! Pour l’anecdote, je n’avais pas emmené mon sèche-cheveux en me disant que j’en trouverai un ici. J’ai dû comparer les prix dans une dizaine de magasins, ils s’élevaient parfois à plus de 60€! J’ai finalement acheté un sèche-cheveux basique à un prix raisonnable…de 39€!!!
- Un développement à deux vitesses: en Uruguay, tu peux aussi bien croiser des voitures électriques dernier cri ou des pick-up flambant-neufs comme des tacots de 1960 tout rouillés ; des gens qui vivent avec l’équivalent de 200€/mois comme d’autres qui gagnent dix fois plus ; des fermiers qui vivent comme au début du XXème siècle en France, sans eau chaude ni machine à laver, qui doivent parcourir 30 minutes de piste pour rejoindre une ville (quand la route n’est pas coupée par une rivière en crue) et à seulement 200km, une côte océane bordée d’autoroutes asphaltées, de luxueux immeubles, de pistes cyclables et de shopping center. Des disparités comme celles-ci sont monnaie courante ici. Cependant, tout le monde semble manger à sa faim, être logé et en sécurité. Il y a ceux qui sont montés dans le train de la mondialisation et de la société de consommation et qui en ont tiré du confort et les autres qui, soit par choix, soit par fatalité, son restés sur le quai. Dans le Nord, c’est vraiment par choix. Les gens d’ici défendent la culture gaucho, le « bien vivre » à la campagne et la préservation de leur terroir. Revers de la médaille: un exode rural important chez les jeunes qui s’expatrient dans les villes et ne veulent plus revenir. Le tourisme rural est en pleine expansion et certains l’ont bien compris avant les autres: des pousadas (auberges) poussent un peu partout avec des nuits insolites dans des cabanes en A, des petites constructions géodésiques ou autre constructions peu banales. Une manière de redonner un peu de dynamisme à ces grandes étendues abandonnées…à tort ou à raison? Nous nous garderons bien d’émettre un avis sur le sujet. Pendant ces trois semaines en Uruguay, nous aurons rencontré des conservateurs, des pro-développement, des avant-gardistes, toutes ces visions cohabitent en bonne intelligence dans ce pays qui cherche encore la voie qu’il veut emprunter.
- La gestion des déchets: Ma conscience écologique est mise à rude épreuve. Outre les sacs plastiques distribués dans les magasins (1 produit/1 sac!), j’aurai croisé à trois ou quatre reprises seulement des containers de tri en trois semaines! Même le verre va dans la poubelle ménagère! Montevidéo et Punta del Este semblent commencer à trier mais cela n’est pas encore rentré dans les consciences individuelles. Dans le Nord, là où l’eau est pure et les paysages préservés, on brûle tous les déchets dans une benne en métal sans tri aucun! Sur la côte, nous avons même vu un habitant sortir de sa maison, deux sacs poubelle à la main, passer tranquillement le portail de son joli terrain tondu ras et jeter, sans être gêné par notre présence, ses deux sacs directement dans la dune, à 5 mètres de l’océan!!! J’aurais voulu être plus à l’aise en espagnol à ce moment-là pour l’engueuler comme il le méritait. Je peux encore comprendre (même si je ne l’accepte pas) que les gens prisonniers de la nécessité de fassent pas de l’écologie leur préoccupation première, mais cet homme, qui vit dans une jolie maison tout confort en face de la plage, qui possède deux voitures dans sa cour pavée et qui dispose de containers à poubelles à deux coins de rue, lui, n’a pas le droit d’agir ainsi! C’est de l’individualisme à l’état pur et un crime assumé contre l’environnement!
- Les aires de jeux: Partout dans le pays, chaque place accueille une aire de jeux pour enfants, un parcours santé ou un skate park…pour le plus grand bonheur de nos enfants qui nous demandaient de nous arrêter tous les 500 mètres pour aller tester le toboggan, la balançoire ou l’araignée!
- L’odeur du cannabis: Ici le cannabis est légalisé. Pour autant, sa consommation n’est pas ostentatoire mais Agathe a bien appris à reconnaître cette odeur qui nous venait tout de même fréquemment aux narines. A noter: conduire en ayant fumé ne semble pas poser de problème contrairement à l’alcool (tolérance 0)!
- Les animaux: Nous avons également été frappés par l’importante présence d’animaux, sauvages comme domestiques. D’abord les oiseaux : il y en a énormément! Des petits, des gros, qui volent et planent au-dessus de votre tête où que vous soyez. Bien sûr il y en a encore davantage à la campagne. Le chant des oiseaux vous accompagnent du matin au soir, c’est très plaisant! Les chevaux : nous ne nous étions pas trompés, l’Amérique du Sud est le continent du cheval. L’Uruguay ne fait pas exception: il y a un nombre impressionnant de chevaux dans les champs, servant aux gauchos, mais aussi en ville, parfois sur les pelouse, les bas-côtés. Le cheval est un animal domestique très répandu et très respecté. Enfin les chiens: chaque famille possède parfois un, souvent plusieurs chiens. Il y a des magasins spécialisés pour leur nourriture et leur bien-être à tous les coins de rue. Dans l’aéroport de Montévidéo, il y a même des toilettes pour femmes, de toilettes pour hommes (jusque-là rien de bien exceptionnel!) et … des toilettes pour chiens! Partout où nous allons, nous finissons toujours par être accompagnés d’un ou deux chiens errants cherchant un peu d’affection ou quelques restes de repas. Les animaux sont tous très gentils, nous n’avons croisé aucun chien agressif. Cependant, il est important de faire bien attention où l’on met les pieds (petite revanche contre ces humains qui jettent leurs déchets partout???)!
Voilà ce qu’on retiendra principalement de l’Uruguay, ce petit pays que nous avons beaucoup apprécié visiter qui a beaucoup d’atouts. Maintenant place au Brésil…une toute autre histoire!

















































































































































































