Après Notre séjour dans la Vallée de Lunajero, nous décidons de rejoindre la côte. Sept heures de route nous séparent de l’océan, nous choisissons de couper le trajet afin de ne pas rouler trop longtemps et d’arriver en milieu d’après-midi sur notre bivouac pour profiter du lieu.
Après deux heures trente de route que nous avons valorisées en deux heures d’école, nous arrivons à San Gregorio de Polanco, une petite ville tranquille au bord du lac artificiel Ricon Del Bonete, créé en 1945 suite à la construction du barrage Gabriel Terra et de la plus grande centrale électrique d’Amérique du Sud à l’époque. De belles plages de sable fin bordent le lac et en font une destination touristique très prisée des Uruguayens.
Nous sommes en hiver, la plage est donc presque déserte. Seules quelques familles viennent s’y promener en ce jour férié de commémoration de l’Indépendance du pays (25 août 1825). Nous profitons de la plage avec les enfants, on joue au foot, on sort le matériel de jonglage, on profite de la douceur de l’air et de cette fin de journée jusqu’au coucher du soleil qui, soit dit en passant est très beau! Nous apprécions encore une fois ces moments simples dans une nature magnifique! Je ressens à ce moment-là beaucoup de gratitude pour ces instants précieux qui nous sont offerts.
La soleil couché, nous déplaçons le camion de quelques centaines de mètres, sur l’autre rive, près d’un barbecue public, d’une table et d’un point d’eau. Une trentaine de minutes plus tard, nous voyons arriver un berger allemand (ou en tout cas un chien qui y ressemble beaucoup) rencontré sur la plage cet après-midi. Il a réussi à nous retrouver malgré les 500mètres qui nous séparent de la plage! Ici, il y a beaucoup de chiens errants, tous très gentils. Celui-ci semble être l’un d’eux. Il élit domicile devant notre camion et y passera la nuit, aboyant au moindre intrus qui s’approche! Ce chien qu’on ne connaît ni d’Êve ni d’Adam a décidé d’être notre ange gardien pour la nuit, juste par bonté, sans rien attendre en retour. Dans ce pays, même les chiens sont à l’image des habitants : généreux et bienveillants!
Nous passons une très bonne soirée autour de ce barbecue, à chanter, rire et danser.
La nuit ne sera malheureusement pas aussi agréable…ce sont surtout les moustiques qui ont chanté, rit et sucé (notre sang!) en nous narguant de leur petit sifflement strident dans nos oreilles à chaque fois que nous commencions à sombrer dans le sommeil, tels des tortionnaires avec leurs prisonniers! Nous avons joué à la chasse aux moustiques mais ils étaient plus forts et plus nombreux! Au réveil…nous nous sommes tous fait dévorer! Toutes les parties du corps qui dépassaient de la couette y sont passées! Heureusement, nous quittons le bord du lac ce matin vers la côte où il n’y a pas de moustiques à cette époque.








